L’inquiétante vétusté de l’éclairage public français, mise en lumière par la Cour des comptes

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Les lampadaires de votre ville font grise mine… Ce n’est malheureusement pas un cas isolé. Dans son rapport public annuel publié ce jeudi 18 mars, la Cour des comptes déplore la vétusté des équipements d’éclairage publics en France. Les sages de la rue Cambon soulignent que “selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), quatre millions de points lumineux ont plus de 25 ans, sur un total de 9,5 millions, soit plus de 40 %”. Pire, un million de ballons fluorescents équiperaient toujours des lampadaires en fonctionnement, alors qu’ils sont pourtant interdits à la commercialisation, d’après la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).

Historiquement, l’éclairage relève de la compétence des communes. De fait, ce service public reste pour une large part géré directement par les villes. En 2019, 62% des communes fonctionnaient avec ce mode de gestion. Mais cette tendance est à la baisse, souligne la Cour des comptes. “De plus en plus fréquemment, les communes font appel aux entreprises privées pour gérer leur éclairage”, écrivent les experts. Des partenariats publics-privés qui posent des difficultés liées “au manque de contrôle des collectivités territoriales, à la rigidité de ces contrats longs et à leur coût, qui s’avère souvent élevé à terme”, soutient le rapport.

La modernisation du réseau hexagonal doit passer par “un état des lieux”, appuie la Cour. Encore faut-il que les communes possèdent une connaissance fine de leur réseau d’éclairage public ! (...)

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