L’inflation aux États-Unis montre des signes de ralentissement

ANDREW KELLY / REUTERS

Le ministère américain du Travail a publié jeudi les chiffres de l’inflation en octobre. Et si le ralentissement de la hausse des prix était anticipé par les analystes, il s’est avéré “bien plus fort que prévu”, écrit CNN. Les prix à la consommation ont augmenté de 7,7 % par rapport à octobre 2021, soit une hausse sur un an nettement moins forte que celle observée en septembre (8,2 %).

La nouvelle a été accueillie avec euphorie par la Bourse, qui s’est envolée dans la foulée de la publication des chiffres : le Dow Jones a grimpé de 3,70 %, le Nasdaq de 7,35 % et le S & P 500 de 5,54 % – sa meilleure séance depuis le début de la pandémie. Les Bourses européennes, sans atteindre ces sommets, ont elles aussi clôturé dans le vert, tandis que les places asiatiques ouvraient vendredi en fanfare.

Pourquoi un tel enthousiasme des marchés ? “Si l’inflation ralentit, le rythme auquel la Réserve fédérale américaine [la Fed] relève ses taux pourrait lui aussi ralentir”, explique TechCrunch. Or une hausse des taux plus lente “pousserait les investisseurs à revoir leurs calculs, en rendant les actifs comme les actions – et notamment les actions du secteur technologique – plus attractifs que les investissements moins risqués”, plébiscités ces derniers mois.

Victoire pour Biden

Ce ralentissement de l’inflation est “une nouvelle victoire pour Joe Biden et les démocrates”, deux jours après avoir obtenu des résultats meilleurs que prévu aux élections de mi-mandat, observe Newsweek.

De fait, la hausse des prix “était considérée par les électeurs comme le sujet le plus important de la campagne” et elle aurait dû précipiter la défaite des démocrates, rappelle El País. Mais il n’en a rien été et Joe Biden a pu se féliciter jeudi de l’action de son gouvernement “pour faire baisser l’inflation, sans sacrifier les progrès en matière de croissance économique et de création d’emplois”.

Les regards se tournent maintenant vers la Fed, qui n’a eu d’autre choix, ces derniers mois, que d’augmenter drastiquement ses taux directeurs pour tenter de juguler l’inflation, au risque de plonger le pays dans la récession. Pour l’investisseur Jim Paulsen, interrogé par le Financial Times, si la Fed décidait de ralentir la hausse des taux, “la conversation ne tournerait plus autour du choix entre récession et inflation, mais sur la possibilité d’éviter complètement une récession”.

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