L’Inde va développer sa propre production de semi-conducteurs

Dans le but de réduire sa dépendance à la Chine et à Taïwan, l’Inde va produire ses propres semi-conducteurs. Une manière aussi de pallier aux pénuries subies pendant la crise du Covid-19.

Avec notre correspondant en Inde, Sébastien Farcis

Pour cela, le gouvernement a lancé un plan d’aide de près de 10 milliards d’euros et les premiers contrats ont été signés pour la construction d’usines.

La compagnie minière indienne Vedanta s’est alliée au Taïwanais Foxconn, spécialisé dans l’électronique. Et cette co-entreprise prévoit d’investir environ 20 milliards d’euros pour produire certains des premiers semi-conducteurs indiens, dans l’État du Gujarat, au nord-ouest du pays. Deux autres sociétés étrangères prévoient d’ouvrir des usines similaires dans le sud du pays.

À chaque fois, les pouvoirs publics offrent des aides financières et structurelles pour assurer la disponibilité de terrain, de l’électricité en continu et de l’eau de qualité, essentiels pour cette industrie de pointe.

Toutefois, pour que celle-ci fleurisse, il faudra aussi investir dans l’innovation, estime Mayank Shrivastava, professeur associé à l’Institut indien des sciences et co-fondateur de Agnit semi-conductors. Car si aujourd’hui, la question est de savoir qui produit, demain, elle sera de savoir qui a accès la technologie de pointe, tels que les semi-conducteurs sans silicone.


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