L’impossible étanchéité des aérogares franciliennes

Libération.fr

Des contrôles systématiques créeraient de gros embouteillages humains. Les pouvoirs publics réfléchissent à une surveillance plus pointue, tandis que Roissy, Orly et le Bourget seront placés sous une seule autorité.

Bruxelles-Zaventem, le 22 mars 2016 ; Istanbul-Atatürk, le 28 juin 2016 ; Orly, le 18 mars. A chaque attentat, ou tentative, perpétré dans un aéroport, la question revient de manière lancinante. Peut-on garantir une sécurité maximale à l’intérieur des aérogares, dans cette zone libre d’accès où circulent aussi bien les passagers que ceux qui les accompagnent ou viennent les attendre ? Orly, c’est 30 millions de passagers, une vingtaine de portes d’accès et une possibilité d’arriver en bus, en métro automatique, ou encore en voiture. «Comment voulez-vous garantir l’étanchéité d’un tel site ?» s’interroge un responsable policier.

Les aéroports franciliens ont été conçus à une époque où la sensibilité au terrorisme était loin d’être aussi grande. Résultat, il paraît difficilement concevable d’organiser des contrôles systématiques avant l’entrée dans l’aérogare, à l’identique de ce qui se pratique en Israël, à Tel-Aviv, ou dans quelques aéroports américains. «Nous réfléchissons à des dispositifs de vidéosurveillance et de reconnaissance des plaques d’immatriculation, mais nous devons respecter l’équilibre des flux», prévient François Mainsard le nouveau préfet délégué à la sécurité des aéroports de Roissy et du Bourget. En clair, la fouille des bagages ou la vérification d’identité à la porte des aérogares créerait des embouteillages humains et retarderait l’embarquement. Ce qui est impensable actuellement.

Le constat a d’ailleurs dû être fait une nouvelle fois, dans la nuit du 6 au 7 mars. Ce soir-là, une triple attaque a été simulée à Orly, de manière à évaluer la réactivité de la Police aux frontières (PAF), mais aussi des unités d’intervention : le Raid et la Brigade de recherche et d’intervention. La réflexion du moment serait donc plutôt d’ordre (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Orly L’itinéraire «destructeur» et fatal de Ziyed B.
François Hollande en Isère : «Le président que vous allez élire, il ne pourra pas tout satisfaire»
Hollande à Chambord: «les monuments sont irréductibles à l’enfermement idéologique»
Fillon se choisit un nouveau slogan: «Une volonté pour la France»
Présidentielle : quatre candidats face aux élèves

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages