L’impôt sur la fortune revient sur le devant de la scène à la faveur de la crise

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Elles viennent des meilleurs économistes, et même du FMI : les propositions pour taxer les très grandes fortunes se multiplient, pour renflouer les caisses des États et corriger un peu des inégalités béantes.

La pente sera lente à remonter après 40 ans d'érosion des taux d'imposition des hauts revenus sur tous les continents, un taux qui a par exemple plongé de 53% en Corée du Sud entre 1979 et 2002, un record.

Spécialiste des inégalités, l'économiste Thomas Piketty a appelé dans Le Monde mi-avril à la mise en place d'un "impôt mondial de 2% sur les fortunes supérieures à 10 millions d’euros". Cette taxe rapporterait 1.000 milliards d'euros par an, a précisé M. Piketty à l'AFP.

Il y voit un moyen de corriger les inégalités Nord-Sud puisque "les sommes pourraient être réparties entre tous les pays en proportion de leur population".

Une autre proposition a été formulée par Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, professeurs à l'université de Berkeley en Californie. "N'attendez pas que les milliardaires vendent leurs actions" pour les taxer, ont-ils écrit dans le Washington Post à l'adresse de la nouvelle administration démocrate.

Alors que les 400 Américains les plus riches ont amassé une fortune correspondant à 18% du Produit intérieur brut américain, une part qui a doublé depuis 2010, les Jeff Bezos (Amazon), Elon Musk (Tesla), Larry Page (Google) et Mark Zuckerberg (Facebook) "contribuent peu à remplir les caisses publiques", font valoir les deux économistes français.

La raison ? "Ils (...)

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