Sur l’immigration, Darmanin estime être « l’aile gauche » de la majorité présidentielle

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France's Interior Minister Gerald Darmanin issues a statement to media during a visit at the Rhone prefecture, in Lyon, central eastern France, on July 30, 2022. (Photo by THIERRY ZOCCOLAN / AFP)
THIERRY ZOCCOLAN / AFP France's Interior Minister Gerald Darmanin issues a statement to media during a visit at the Rhone prefecture, in Lyon, central eastern France, on July 30, 2022. (Photo by THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Le ministre de l’Intérieur estime être « l’aile gauche » de la majorité présidentielle, alors qu’il est coeur d’une série de proposition dans le cadre d’un « grand débat » qu’il souhaite organiser sur l’immigration.

POLITIQUE - Une phrase qui risque de faire lever un sourcil sur les bancs de la Nupes. Alors qu’il vient tout juste de dévoiler les propositions et les priorités du gouvernement sur l’immigration, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a tenu à clarifier ce qu’il estime être sa position sur l’échiquier politique de la majorité présidentielle, ce jeudi 4 août.

Sur le plateau de CNews, le ministre est notamment revenu sur les priorités et les propositions du gouvernement en matière d’asile, de sécurité et d’immigration, dévoilées la veille dans les colonnes du Figaro, mais c’est une relance du journaliste Loïc Signor qui a conduit le locataire de la place Beauveau à assurer qu’il était bel et bien « l’aile gauche » de la majorité présidentielle, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, à partir de 9 minutes.

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« Pardon pour cette provocation mais je suis l’aile gauche. Je suis un fils de femme de ménage. Je suis élu dans un territoire de gauche depuis toujours, dans les Hauts-de-France dans le Nord. Moi j’ai une certaine fibre sociale économique, je ne suis pas un libéral économique absolu », a-t-il commenté. Une réponse qui est intervenue alors que le journaliste venait d’évoquer Éric Dupond-Moretti comme « l’aile gauche de la majorité ».

Gérald Darmanin n’en est pas resté là. Évoquant les propositions que le gouvernement entend formuler à la rentrée et qui seront la base d’un « grand débat » de plusieurs mois sur l’immigration, il a notamment ajouté : « Je suis de gauche quand je défends les étrangers qui doivent avoir l’asile constitutionnel, mais je pense aussi être de gauche quand je dis que la personne qui se fait voler sa voiture doit être protégée. Je pense que les gens de gauche, comme les gens de droite d’ailleurs et comme tous les Français [...] sont du bon sens qui consiste à dire : ’les étrangers sont les bienvenues sur notre sol, s’ils respectent les valeurs de la République’ ».

Report du projet de loi immigration

Une semaine après l’annonce d’une loi immigration devant le Parlement à la rentrée, Gérald Darmanin a été contraint mercredi d’en reporter l’examen à la demande d’Élisabeth Borne. Il sera remplacé finalement en octobre par un « grand débat » sur le sujet à l’Assemblée nationale et au Sénat, « avant qu’un projet de loi finalisé ne soit présenté », a annoncé le ministre de l’Intérieur dans ce même entretien au Figaro.

« Nous avons une proposition de texte législatif, mais pour un tel sujet, deux mois de concertation ne sont pas de trop », a-t-il justifié. Auparavant, le ministre organisera, « à la demande » de la Première ministre, « dès la fin août et en septembre », une « concertation place Beauvau sur la base de nos propositions, avec tous les partis, les partenaires sociaux, les associations et les représentants de la société civile », a-t-il dit.

Une source gouvernementale a assuré à l’AFP qu’il n’y avait aucun désaccord entre la Première ministre et Gérald Darmanin et qu’ils avaient pris la décision ensemble. C’était « trop rapide » pour pouvoir « traiter tous les sujets et concerter convenablement », a ajouté une source proche des milieux gouvernementaux.

SOS Racisme s’est réjoui de ce report, « un recadrage » bienvenu de la Première ministre, selon l’association.

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