L’hystérie : une vraie maladie

Danièle Laufer
·1 min de lecture

Parfois spectaculaire (mythomanie, phobies…), cette pathologie, qui se traduit par un besoin d’attention effréné, révèle une fragilité chez des malades qui souvent s’ignorent.

Elle n’est plus répertoriée dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (le DSM) depuis 1994. L’hystérie n’existerait-elle plus ? Rebaptisée « trouble de la personnalité histrionique », cette pathologie toucherait encore des milliers de personnes en France, si l’on s’en tient à ses manifestations multiples : phobies, crises d’angoisse, dramatisation… Ces dernières années, des recherches ont été menées pour tenter d’en comprendre l’origine et les mécanismes, sans grand succès. On a retrouvé le stress comme facteur déclenchant une activation anormale de certaines zones du cerveau, mais c’est ce que l’on observe aussi dans d’autres maladies mentales. Reste qu’aujourd’hui le regard sur l’hystérie a changé. On est loin des séances d’hypnose du Dr Charcot, à la fin du XIXe siècle, pour la soigner !

Une insatisfaction permanente

« L’hystérie s’enracine dans l’air du temps, car notre société valorise beaucoup les apparences et la réussite », analyse le Dr Irène Kaganski, psychiatre et psychanalyste. Or les personnalités hystériques cherchent la reconnaissance et la lumière. Très préoccupées par leur image, elles suivent la mode de près ou s’habillent de manière originale. Elles semblent surjouer leurs émotions, les vivre avec une intensité étonnante, et sont aussi fascinantes qu’exaspérantes. Ce que l’on prend souvent pour de l’égocentrisme ou un besoin de séduction...

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