De l’hydrogène sur un satellite de Saturne… et alors ?

Libération.fr

«Une lune de Saturne capable d’abriter la vie», s’emballent les médias anglophones après une annonce de la Nasa. En réalité, une étude publiée dans Science indique juste qu’on a détecté de l’hydrogène dans les panaches qui s’échappent d’Encelade, ce satellite de Saturne recouvert de glace et parsemé de geysers. Sous la glace, un océan liquide. Fin 2015, la sonde américaine Cassini s’est approchée d’un de ces panaches. L’analyse des matières éjectées a montré la présence d’hydrogène. Or, l’hydrogène est l’ingrédient d’une réaction appelée méthanogenèse : combiné à du dioxyde de carbone, il permet à aux microbes terriens de produire du méthane… Ce que la Nasa résume dans sa vidéo à la formule : «L’hydrogène est une source de nourriture, c’est un bonbon pour les microbes.» Alors, eau liquide + bonbons pour microbes = recette de la vie ? En théorie, oui, cela peut fonctionner. La vie sur Encelade en est-elle plus probable qu’on ne le pensait ? Absolument pas. Ce qui est certain, c’est que Cassini arrive en fin de vie : elle doit se consumer cette année dans l’atmosphère de Saturne. C’est donc le moment idéal pour peaufiner le bilan de sa mission.

Retrouvez cet article sur Liberation.fr

Surbooking
Parler avec les jihadistes ? Le dilemme qui agite le Mali
Data
L’Afghanistan bombardé façon Trump
Lenín Moreno pas définitivement élu en Equateur

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages