Congrès de l'UICN : l’humanité doit choisir entre agro-industrie et agroécologie

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Séparer les terres agricoles de la nature ou bien les marier ? C’est le dilemme que doivent résoudre les membres de l’UICN mais aussi les négociateurs de la convention sur la biodiversité. Il oppose l’agriculture intensive à l’agroécologie même si les chercheurs constatent sur le terrain que la situation n’est pas si simple.

Posé en 1987 par le père de la révolution verte, l’agronome américain Norman Borlaug, le cadre théorique de l’occupation des terres émergées sort aujourd’hui du domaine des travaux de recherche pour entrer dans l’ère des choix politiques et sociétaux. Au congrès de l’UICN actuellement à Marseille comme le mois prochain au cours des négociations sur la convention sur la biodiversité, qui se déroulera en octobre en virtuel en Chine, l’heure de la décision approche." Land sharing" ou "land sparing" ?

Le "land sharing" pose qu’il faut séparer fortement les deux "fonctions" des sols, l’agriculture intensive et productiviste d’un côté, la nature strictement préservée de l’autre. C’était le choix assumé de Norman Borlaug qui estimait que plus l’agriculture était productive, plus d’espaces naturels pouvaient être épargnés. L’alternative, c’est de rendre cultures et élevages compatibles avec la nature afin que celle-ci soit présente partout à la surface de la terre : c’est la voie de l’agroécologie. Elle se retrouve dans les thèses du père de la notion de biodiversité, Edward O. Wilson qui supporte . L’enjeu est primordial : nourrir les dix milliards d’Hommes qui vivront sur Terre en 2050. Selon la FAO (l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), il faudra pour cela avoir augmenté la production agricole de 60% à cette date. Or, 70% de la surface terrestre est d’ores sont déjà impactés par l’activité humaine.

Les services écosystémiques rendus par la nature sont tous en baisse

"Les défis ne sont pas de même nature, a expliqué Catherine Aubertin, directrice de recherche à au congrès de l’UICN. L’agriculture industrielle est certes productive mais les atteintes à l’environnement et ses émissions de gaz à effet de serre la pénalisent sévèrement, tandis que l’agroécologie doit faire la preuve qu’elle peut réellement nourrir toute l’humanité". Le constat actuel est inquiétant. Sur les 18 contributions apportées par les végétaux et les animaux, trois se[...]

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