L’huile de noix : une tradition ancestrale perpétuée dans le Périgord

A Castelnaud-la-Chapelle (Dordogne), Laurent Chambon bichonne ses arbres vieux de 25 ans. Ce verger de sept hectares de noyer lui permet de récolter 2,5 tonnes de noix par hectare, afin de fabriquer de l’huile vierge de noix. Ce fruit d’automne devrait commencer à pousser d’ici un mois. La tradition de l’huile de noix est vieille du XVIe siècle dans le Périgord. Seule la machine qui vient casser la coquille est venue simplifier la tâche : le reste se fait à la main, ou avec les outils d’antan, et en famille. Une appellation d’origine protégée Le fils du producteur, Sylvain Chambon, manie tous les jours une meule vieille du XVIe siècle. “C’est encore le meilleur moyen de broyer du cerneau”, lance-t-il. La pâte de noix est ensuite chauffée à 60°C dans une poêle en fonte avant d’être pressée. Pour faire un litre d’huile, il faut deux kilos de cerneaux. L’huile de noix du Périgord a obtenu, en février 2021, son appellation d’origine protégée.