« L’histoire de nos pyramides noires vaut celle de nos rois » : dans le Nord, des terrils très tendance

© Patrick CLEMENT

Au sommet du terril des Argales, le bar Agri’Cool ne désemplit pas le dimanche midi. Il est devenu l’une des adresses tendance du bassin minier, qui célèbre ce mois-ci ses 10 ans d’inscription au patrimoine mondial de l’humanité. On y déjeune à la bonne franquette, au milieu des biquettes et des bottes de foin. Au menu : des planches de fromage de la ferme Les ­Chevrettes, établie depuis 2015 à Rieulay (Nord). Coiffé de son élégant chapeau de paille, Julien Graf sort son troupeau tous les matins sur les flancs de cette montagne noire.

Sa cinquantaine de bêtes broute des feuilles de bouleau ou des rejets de sureau. « Elles permettent de conserver l’écosystème de cet espace naturel créé par l’homme, aujourd’hui le royaume du criquet à ailes bleues », relève l’ingénieur écologue reconverti en berger. Ce quadra originaire de Douai (Nord) avait entamé sa nouvelle vie en Savoie. « Mais dans les Alpes, ce métier consiste à conserver une beauté déjà existante », explique le néo-pâtre, qui mène tout l’été des « randos biquettes ».

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D’une surface de 140 hectares, le plus vaste terril d’Europe résulte d’une accumulation des résidus de charbon extraits de la fosse De ­Sessevalle de 1904 à 1970. Ses schistes rouges furent ensuite retraités pour, notamment, la terre battue de Roland-Garros. Puis le site s’enfonça dans le sol, faisant apparaître un étang qui a été aménagé en base de loisirs : sa plage et s...


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