L’extrême droite, côté bêtes

Libération.fr

Tandis que Marine Le Pen, tout à son entreprise de dédiabolisation, pose avec ses matous et défend le bien-être animal, les identitaires utilisent la question animale pour dénoncer l’abattage rituel.

Dans le programme du Front national, le sujet tient en un «engagement» (numéro 137) parmi les 144 présentés début février par Marine Le Pen : «Faire de la protection animale une priorité nationale». Cette discrétion ne reflète pas à la place prise, ces derniers mois, par la cause animale dans le discours du FN. Signe d’ouverture, instrument de «dédiabolisation», arme tournée contre le «communautarisme islamique» : le sujet est un couteau suisse pour le Front national. Et même pour les franges les plus radicales de l’extrême droite, certains représentants tentant depuis longtemps d’investir ce terrain.

Lorsque Marine Le Pen ouvre son blog personnel, en février 2016, les premiers visiteurs de la section «photos» y découvrent de touchants portraits de famille : non les enfants de la candidate, mais ses chats, cajolés par leur maîtresse aux anges. S’agit-il de séduire les millions de propriétaires d’animaux domestiques ? Plutôt de répondre à la grande préoccupation du parti : présenter sa championne sous un jour tendre et maternel, loin de l’image sectaire et agressive que lui renvoient encore les enquêtes d’opinion. Cette passion privée pour les animaux trouve un prolongement politique : deux semaines plus tard, la présidente du FN assiste au lancement du «collectif Belaud-Argos». Liée au Rassemblement bleu Marine, la structure est dirigée par l’eurodéputée FN Sophie Montel, fière propriétaire de «cinq chats, un lévrier whippet, un lapin nain et un lapin géant des Flandre». Le collectif doit son nom au chien d’Ulysse et au chat du poète Joachim du Bellay. Son rôle : alimenter Marine Le Pen en notes et propositions sur le bien-être animal. La question se voit ainsi mise sur le même plan que l’économie, le troisième âge ou les banlieues, objets d’autres collectifs (...)

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