L’expo à na pas rater : Jakuchu, empereur des fleurs et des animaux, au Petit Palais

Yves Jaeglé

Les œuvres du XVIIIe siècle de l’artiste japonais sont exposées pour la première fois au Petit Palais, à Paris, jusqu’au 14 octobre. Exceptionnel et incontournable.


Ne passez pas à côté de Jakuchu. Qui ? Un peintre japonais du XVIIIe siècle, célèbre de son vivant sur l’archipel, puis oublié, avant d’être redécouvert depuis les années 2000. En 2016, on faisait trois heures de queue au musée national de Kyoto pour admirer ses poissons, oies, moineaux, érables, pivoines peints comme jamais aucun autre artiste ne l’égala en virtuosité, en qualité de pigments et de laque. Celle qu’il ajoutait aux yeux des moineaux et qui leur donne l’air d’être vivants.

Le prince impérial du Japon a inauguré jeudi à Paris la trentaine de rouleaux de peinture sur soie de Jakuchu, présentés pour la première fois en Europe.

Des peintures invisibles des Japonais eux-mêmes

Ces peintures d’une précision éblouissante, au chromatisme incandescent -cet oiseau vert exotique face à deux cacatoès d’un blanc immaculé, le bleu de prusse pour un poisson qu’il est le premier artiste japonais à utiliser- ne sont habituellement pas visibles pour les Japonais eux-mêmes, car elles sont très fragiles -d’où cette exposition d’un mois seulement, 26 jours d’ouverture en réalité- et restent à l’abri de la résidence impériale à Tokyo.

On dit que beaucoup de Japonais viendront spécialement à Paris pour l’occasion, et le Petit Palais s’attend à la grande foule pour une seule et longue salle accueillant ces trésors, comme une procession.

« Les plumes du phénix, chez lui, rappellent la dentelle », sourit la commissaire de l’exposition, Manuella Moscatiello. Jakuchu peignait aussi au revers de la soie pour lui donner profondeur et intensité.


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Itō Jakuchū, « Vieux pin et paon », Tōkyō, 1761, Musée des collections impériales (Sannomaru Shōzōkan)/Agence de la Maison impériale

Son chef d’oeuvre d’un érable compte 570 feuilles et autant de nuances de rouge, du rosé à l’orangé. Stupéfiant. L’artiste menait une recherche à la (...)

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