"L’euthanasie pour tous, aboutissement logique de la crise sanitaire"

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Vincent Mazeau, enseignant en droit et culture générale à Sciences Po Paris, déplore que la crise sanitaire accroisse notre intolérance au risque et exacerbe notre peur de la douleur et de la mort.

Que les revendications d’euthanasie aient un lien avec la crise sanitaire qui s’éternise, cela semble a priori paradoxal. Les restrictions sociales et le confinement ne sont-ils pas le signe que notre société fait prévaloir la vie, au sens biologique du terme, sur toutes les autres préoccupations ? Un tel choix – la vie coûte que coûte – n’est-il pas précisément le contraire de la logique euthanasique : faire mourir plutôt que maintenir en vie à tout prix ?Mais ce paradoxe n’est qu’apparent. Une même logique unit la paranoïa sanitaire qui s’est emparée de nous et la volonté d’autoriser une " aide active à mourir ". Pour le comprendre, il faut conjuguer analyse juridique et mise en perspective historique. Sur le plan juridique, il faut comprendre ce que l’euthanasie implique. Beaucoup de gens s’imaginent qu’il s’agit seulement d’autoriser les médecins, dans certains cas bien précis, à abréger la vie de patients voués à une mort lente dans d’atroces souffrances. De fait, comment pourrait-on s’opposer à cela ?Encadrement difficile, voire impossibleSauf qu’il y a un problème : il est absolument impossible d’instituer une mesure aussi encadrée. Si l’on examine la législation des pays ayant autorisé l’euthanasie (Belgique, Pays-Bas) ainsi que les propositions de loi qui...

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