L’Europe face à la crise énergétique

Une réunion des ministres européens de l'Énergie se tient ce vendredi 9 septembre, où il est question de la crise énergétique. Ils discutent des différentes propositions destinées à stopper la flambée des prix de l’énergie. Pour faire « face à un hiver de guerre », comme le disait il y a quelques jours la Première ministre suédoise, les Vingt-Sept doivent accélérer sur certains dossiers.

Les dirigeants européens marchent sur des œufs. D’un côté, ne pas affoler les populations, rassurer les milieux économiques, et de l’autre se confronter à une situation délicate et incertaine.

Les pays de l'UE étaient dépendants à 45% du gaz russe. Aujourd'hui, si on prend les flux envoyés par les Russes, ce chiffre est tombé à 10%. « Le marché a réussi à remplacer le gaz russe qui manquait par du gaz naturel liquéfié ou par une destruction de la demande puisque certains industriels se sont arrêtés, explique Thierry Bros, expert énergie et professeur à Sciences Po. Mais les derniers pourcentages manquants seront impossibles à remplacer parce qu’il n’y a pas de GNL disponible. Il n’y a pas de gaz disponible et il n’y a pas les infrastructures pour recevoir tout ça en Europe. »

Pour passer un hiver serein, il faut des stocks de gaz. Au niveau européen, les stockages souterrains ne sont pas encore pleins à 90%.

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