L’Europe, clé de la discorde Hamon-Mélenchon

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En 2005, ils avaient fait le même choix : celui du «non». Membres du PS, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon s’étaient opposés au projet de traité pour une Constitution européenne. Douze ans plus tard, au-delà des postures, l’Europe est un vrai point de clivage, empêchant toute convergence. Au lendemain de leur dîner secret, fin février, Mélenchon l’avait dit : «A cinquante jours du premier tour, il n’est pas possible de régler la différence qui, par exemple, nous sépare sur la question essentielle de l’Europe.»

Certes, sur le constat, ils sont d’accord. Pour eux, «l’orientation libérale» et le «manque de démocratie» dans l’UE créent une «compétition entre les peuples», favorisent la montée des nationalismes et aboutiront à la «dislocation» du Vieux Continent et aux «guerres». Mais pour y remédier, l’un veut plus d’Europe, l’autre moins.

D’un côté, Mélenchon parle de «sortir des traités européens». Il a un «plan A» («négociation d’autres règles») et un «plan B» («sortie des traités unilatérale» et «d’autres coopérations»). Le candidat de «la France insoumise» se prépare au «rapport de forces» avec l’Allemagne, pariant que nos voisins, sous la menace d’un départ français, accepteront par exemple la «fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne», une «dévaluation de l’euro» ou des «moratoires» sur les dettes souveraines.

Hamon, lui, propose un vrai saut fédéral. S’il refuse l’expression, son «projet de traité de démocratisation de la gouvernance économique de la zone euro», mis sur pied par l’économiste Thomas Piketty et rendu public vendredi, marquerait une nouvelle étape de l’intégration européenne. Son idée : que les décisions prises aujourd’hui par les chefs d’Etat au sein de l’Eurogroupe le soient demain par des députés (nationaux et européens). Une «idée de François Hollande», critique Mélenchon qui ne voit là que de «belles paroles».«Je mets la barre haut, pas en termes de menaces mais en termes d’ambitions», se défend Hamon. Le socialiste promet aussi (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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