«L’Europe, c’est la paix ? L’Europe, c’est la guerre ! C’est la guerre des prix.»

Libération.fr

Lors du 71e congrès de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) à Brest, Marine Le Pen s’est concentrée sur une cible : l’Europe, accusée de tous les maux (agricoles et autres). Avec l’Italie, qui ferait massivement appel au travail clandestin, l’Allemagne, qui aurait recours à des «centaines de milliers de ressortissants de l’Europe centrale» pour travailler dans ses champs, voilà l’ennemi.

A une question sur la Politique agricole commune et une Europe synonyme de paix, la candidate frontiste a répondu par une diatribe : «Mais l’Europe, c’est la guerre des prix […], l’Europe, c’est les salariés contre les salariés, c’est le dumping social, c’est la concurrence déloyale, c’est l’injustice la plus profonde, qui fait que les produits agricoles français de qualité infiniment supérieure à d’autres se retrouvent en concurrence déloyale avec des produits qui ne respectent aucune norme !»Sur fond de cagettes remplies de radis et autres salades, Marine Le Pen n’en a pas moins exhorté son auditoire à ne pas craindre une sortie de l’Union européenne.

Pour le reste, baisse des charges, défiscalisation des heures supplémentaires, renationalisation des aides de la PAC dont les filières disposeraient à leur guise, rien de nouveau sous le soleil. On a un peu de mal à se retrouver sur les positions d’une candidate qui, à la fois, appelle de ses vœux les produits phytosanitaires les plus inoffensifs possible mais s’interdit d’interdire un pesticide qui «n’aurait pas de remplaçant» et serait utilisé par des pays concurrents. Ou qui se dit favorable à la «rénovation» des abattoirs pour le bien-être animal mais condamne l’action de l’association de protection des animaux L214. Il est vrai qu’il n’était pas facile, pour cette tenante d’une agriculture paysanne, de s’exprimer devant les promoteurs d’un modèle beaucoup plus productiviste et industriel.

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