Avec l’Euro 2024, le monde découvre une Allemagne chaotique et désordonnée

Des mines défaites. Et pas que chez les supporteurs de l’Italie, vaincue par l’Espagne (1-0) le 20 juin à l’Arena AufSchalke de Gelsenkirchen, en phase de poules de l’Euro de football. Ce soir-là, les Espagnols ont beau avoir gagné, ils sont, comme leurs adversaires, coincés aux abords du stade et ne peuvent rentrer faire la fête dans le centre-ville. Les tramways et les bus ne suffisent pas à contenir tout le monde et l’attente est interminable.

Cette scène, décrite sur le site anglophone de la Deutsche Welle, n’est qu’un exemple parmi les nombreux ratés de l’organisation de ce championnat d’Europe en Allemagne. Trains presque systématiquement en retard, infrastructures inadaptées, désordre aux abords des stades… “Depuis une semaine, la réputation de l’Allemagne, connue pour son organisation prétendument légendaire, en prend un coup”, estime la chaîne d’outre-Rhin.

Des médias étrangers, comme The New York Times, ne se sont d’ailleurs pas privés pour souligner la dichotomie entre l’image d’un pays réglé comme du papier à musique et la réalité, bien plus chaotique.

La fin d’un mythe

La Deutsche Welle, elle, va plus loin. “La beauté du jeu sur le terrain et l’ambiance survoltée viennent sauver les meubles, explique-t-elle. Sans cela, les problèmes de transport et d’organisation auraient pu ternir encore plus gravement l’image de l’Euro 2024.”

Dans la République fédérale, les problèmes rencontrés par les supporteurs n’ont pourtant surpris personne. Les Allemands critiquent depuis des années le manque d’investissements pour moderniser des infrastructures vieillissantes et les défaillances de la Deutsche Bahn, la compagnie ferroviaire publique du pays.

Mais peu d’étrangers étaient au fait de ces difficultés. “Les supporteurs venus d’autres pays sont bien souvent déçus”, assure la chaîne de Bonn. Particulièrement à Gelsenkirchen, que le média voit comme l’épicentre du désordre. “Le mythe de l’organisation allemande est en train de s’effondrer, et l’histoire retiendra qu’il est tombé à Gelsenkirchen.”

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