«L’Etat nord-coréen emploie des centaines de hackers»

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Benoît Hardy-Chartrand, chercheur au Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale, réagit aux informations selon lesquelles la Corée du Nord aurait délesté la Banque centrale du Bangladesh de 81 millions de dollars.

Est-ce plausible ?

C’est une somme énorme, mais c’est plausible. Les capacités nord-coréennes en termes de cyberattaque sont très sous-estimées. L’Etat emploie des centaines de hackers pour mener des attaques contre des cibles étrangères. Pour certains experts, sa technologie est parmi les meilleures au monde.

Quel est l’objectif ?

Le piratage représente une manière efficace et relativement peu coûteuse d’infliger des dommages à ses ennemis, puisque les capacités militaires de Pyongyang ne lui permettent pas de rivaliser avec les Etats-Unis. C’est une stratégie de guerre asymétrique.

Est-ce un Etat criminel ?

La Corée du Nord est considérée comme un Etat voyou depuis plusieurs décennies. Le trafic de drogue a été une source de revenus importante pendant longtemps.

Le blanchiment d’argent est aussi sa spécialité ?

En 2016, le Trésor américain a désigné la Corée du Nord comme «Etat préoccupant en termes de blanchiment d’argent sale». On sait aussi que Macao a été le centre de nombreuses activités illicites de Pyongyang via les casinos.

De quels autres trafics l’Etat tire-t-il ses revenus ?

Il y a la traite de personnes. 50 000 à 100 000 travailleurs nord-coréens sont employés à l’étranger : la plus grande part de leur salaire est prélevée par Pyongyang.

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