L’Espagne opposée à la réduction de la consommation de gaz proposée par l'Union européenne

L'Espagne a fait savoir qu'elle ne comptait pas s'engager à fond dans les économies de gaz dans le cadre d'une solidarité européenne. Soit moins 15% entre le 1er aout et le 31 mars. Le Portugal lui a emboîté le pas.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

« Il est hors de question de consentir à un sacrifice à propos duquel personne ne nous a demandé notre opinion ». C’est la déclaration rageuse de Teresa Ribera, ministre de la Transition écologique. Autrement dit, Madrid estime que la volonté de l’Union européenne d’obliger à des économies de gaz n’est pas démocratique, et favorise les pays du Nord au détriment des pays du Sud.

L’Espagne a plusieurs motifs pour lesquels le pays s’oppose à l’injonction de Bruxelles. Outre l’absence de concertation, il y a le fait qu’on demande les mêmes économies à des pays aux conditions pourtant spécifiques. Pourquoi le même pourcentage de 15% à l’Espagne qu’à Chypre ou Malte ? se demande-t-on ici.

Ensuite, Madrid considère que l’exigence de l’Union européenne ne prend pas en compte les énormes dépenses déjà faites par les consommateurs espagnols pour avoir un puissant réseau d’usines qui « regazéifie » l’hydrocarbure, environ 3,5 milliards d’euros, somme que les entreprises et les foyers payent à hauteur de 300 millions d’euros par an.

Ultime motif : il est spécialement difficile pour l’Espagne d’exporter son gaz restant à un autre pays.


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