L’enseignement privé bientôt incité à favoriser la mixité sociale ?

© Adrien Fillon / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

D’après le ministère de l’Éducation nationale, les enfants de parents très favorisés sont deux fois plus nombreux dans l’enseignement privé qu’au sein des établissements publics. Un déséquilibre qui se fait surtout sentir au collège et que Pap Ndiaye souhaite combattre, estimant que l’école privée doit "prendre sa part". Mais pour le moment, aucune mesure n’a été dévoilée.

L’Éducation nationale souhaite améliorer la mixité sociale à l’école, dans les collèges des grandes villes notamment. Pap Ndiaye fera des annonces début 2023 et consulte, en ce moment, les représentants de l’enseignement privé sous contrat, financé à 75% par l'État. D’après les statistiques du ministère, moins de 20% des collégiens sont d’origine sociale défavorisée dans le privé, contre plus de 40% dans le public. Et les enfants de parents très favorisés sont deux fois plus nombreux dans l’enseignement privé qu’au sein des établissements publics.

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Mais le privé, qui dit déjà plancher sur cette question, refuse qu’on l’oblige, sous la contrainte, à améliorer la mixité sociale. Que ce soit en imposant des quotas, ou en le contraignant à intégrer un système de "carte scolaire", dictant l’affectation d’un enfant en fonction de son adresse et, parfois, en fonction de son origine sociale (la mobilité d’élèves issus de milieux défavorisés vers des établissements accueillant traditionnellement des familles plus aisés est ainsi stimulée dans la procédure "Affelnet", utilisée dans le choix des lycées publics à Paris).

Un problème de ségrégation sociale plus complexe et davantage géographique

D’après Philippe Delorme, secrétaire général de l’Enseignement catholique, si des différences sociales persistent entre établissements, c’est parce qu’elles recoupent celles qui existent au sein d’une même ville. "L’implantation des écoles...

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