L’empreinte carbone de la Coupe du monde au Qatar est « au moins le double de ce qui a été annoncé par le comité d’organisation »

La Coupe du monde de football au Qatar. Il y a ceux qui attendent avec impatience que la liste des joueurs français sélectionnés soit dévoilée par Didier Deschamps. Et il y a ceux qui ont décidé de la boycotter. N’hésitant pas à qualifier l’événement de « scandale sportif, social et écologique ». C’est sur ce dernier point, et plus particulièrement encore sur la question de l’empreinte carbone de l’événement, que la climate tech française Greenly a enquêté.

Avant toute chose, notons que le comité d’organisation de cette Coupe du monde de football 2022, se basant sur les calculs d'un cabinet spécialisé, estime que l’événement émettra quelque 3,6 millions de tonnes équivalent dioxyde de carbone (tCO2e). Pour fixer les idées, rappelons que cela correspond au bilan carbone des Jeux olympiques de Rio (Brésil) en 2016. Mais aussi, à deux fois plus que la dernière édition de la Coupe du monde de football en Russie. Ou encore aux émissions annuelles d’un pays comme l’Islande.

Certains s’en sont étonnés. Sachant que, pour l’occasion, des stades entiers ont été construits en plein désert. Le secret du comité d’organisation qatari pour éviter d’alourdir son bilan carbone : étaler les émissions de ces chantiers-là… sur 60 ans ! Puisque, sauf pour l’un d’entre eux, ces stades doivent continuer de servir après la Coupe du monde. Résultat : une empreinte carbone d'environ 200 000 tCO2e par stade, contre pas moins de 1,6 million de tCO2e selon l’estimation de l’ONG Carbon Market Watch. Et c’est sans compter l’empreinte carbone difficilement chiffrable de leur climatisation – même si une partie sera assurée par une électricité d’origine solaire – et des infrastructures construites autour de ces stades – réseaux routiers, hôtels, complexes commerciaux et même des parcs d’attractions.

Transport et CO2 : quelle part des émissions ?

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