«Il entend, mais il n’écoute personne» : le blues des conseillers de Macron

Nathalie Schuck (@NathalieSchuck)
Sylvain Fort, ancien directeur de la communication du président, a annoncé sa démission mercredi

Après vingt mois au pouvoir, le chef de l’Etat fait face à ses premiers départs au sein de son cabinet.


Dans les couloirs de l’Elysée flotte un douloureux vague à l’âme, un petit air de « tout ça pour ça ». C’est l’heure des premiers départs au sein du cabinet présidentiel, qui voit certaines figures de cet écosystème insolite faire leurs cartons. Entre l’affaire Benalla qui n’en finit pas, les sondages qui dévissent, les loupés de communication et le sentiment que le « maître des horloges » ne maîtrise plus son agenda, certains conseillers haut placés se demandent si les sacrifices consentis dans ce job réputé essorant en valaient bien la peine.

D’autres lui en veulent de ne pas davantage suivre leurs conseils. « Il entend, mais il n’écoute personne », constate un vieil ami. La fatigue, intense, n’arrange rien aux bleus à l’âme et au quasi burn-out généralisé. Certains conseillers sont aux côtés du président depuis Bercy, soit plus de quatre ans, presque un quinquennat. Comme ses prédécesseurs avant lui, voilà donc Emmanuel Macron arrivé à ce stade de son mandat où il lui faut renouveler son équipe rapprochée pour remplacer des soldats fatigués par des troupes fraîches.

Des piliers sur le départ

C’est un classique : deux ans après son élection, François Hollande avait déjà remplacé la moitié de son cabinet. Mais une gageure pour Macron, grand affectif, qui a noué une relation puissante avec la poignée de conseillers qui l’ont porté au pouvoir, surnommés « les Mormons ». Il y a peu, l’un d’eux, le conseiller politique, Stéphane Séjourné, a annoncé son départ très prochain pour diriger la campagne des européennes. Mercredi, c’est le directeur de la communication, Sylvain Fort, qui a fait état de sa démission d’ici la fin du mois, comme l’a dévoilé notre journal. Qui les remplacera ?

Selon nos informations, le communicant et stratège Philippe Grangeon, déjà omniprésent dans la coulisse, pourrait chapeauter un grand pôle communication, stratégie et politique avec le titre (...)

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