L’efficacité des pièges à moustique, constatée mais pas prouvée

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L’Anses vient de publier son étude sur les pièges à CO2 utilisés dans le cadre de la lutte contre les maladies vectorielles diffusées par les moustiques-tigres. S’ils peuvent être efficaces sur le moyen et long terme, rien ne prouve leur pertinence en cas d’alerte à la dengue ou au chikungunya dans l’Hexagone.

poursuit son travail de prévention des maladies vectorielles dans l’Hexagone. Vecteur potentiel des virus de la dengue, du chikungunya et du Zika, le moustique tigre (Aedes albopictus) est en effet désormais présent dans les deux tiers des départements français dont depuis peu la région parisienne. Ces maladies autrefois tropicales peuvent désormais s’installer en zone tempérée. Une vingtaine de cas autochtones (c’est-à-dire ne provenant pas de voyageurs en provenance de zones de présence endémique de ces maladies) ont été enregistrés en 2020 (un seul en 2021). Suffisant pour mettre en ordre de bataille les moyens d’intervention en cas d’émergence d’un foyer épidémique. "Dès qu’il y a signalement d’un malade, le domicile et l’environnement 150 mètres à la ronde doivent être démoustiqués, précise Johanna Fite, en charge des maladies vectorielles à l’Anses. Le gouvernement nous a demandé de vérifier l’efficacité des pièges à moustiques déployés dans ce cadre".

Ce sont qui ont en charge ces interventions d’urgence qu’elles délèguent désormais à des opérateurs de lutte privés ou publics. Ainsi, les historiques sont-elles aujourd’hui rejointes par une quinzaine de sociétés privées. Les moyens de lutte sont bien connus: destruction des gites larvaires en éliminant l’eau stagnante, débroussaillage des zones servant de refuges aux moustiques, et en dernier recours, épandage de pesticides uniquement autour des cas d’arboviroses. Il s’agit en effet d’éviter de faire émerger des résistances au sein des populations d’Aedes, un seul pyréthrinoïde, la deltaméthrine étant autorisé.

Les insecticides en dernier recours seulement

"Or, il existe des situations où l’épandage pourtant nécessaire n’est pas possible", poursuit Johanna Fite. Ainsi, des moustiques tigres infectés ont-ils été détectés près des élevages d’insectes des laboratoires scientifiques du Cirad à Baillarguet dans la banlieue de Montpellier, empêchant l’usage de produits chimiques. Les épandages sont également inter[...]

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