Présidentielle : « L’effet des débats sur les intentions de vote est nul »

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Le débat d'entre-deux-tours du 3 mai 2017.
Le débat d'entre-deux-tours du 3 mai 2017.

Le débat d'entre-deux-tours : un moment incontournable de la campagne, qui nous semble pouvoir changer la donne. Après le débat de 2017, il nous paraissait, par exemple, clair que la performance désastreuse de Marine Le Pen avait mis fin à ses chances d'accéder à la présidence de la République française. Mais comment mesurer effectivement l'effet de ces débats télévisés sur les intentions de vote ? Caroline Le Pennec, professeure adjointe au département d'économie appliquée de l'université de Montréal, s'est penchée sur la question dans un article publié par le CEPR, « The minimal effects of TV debates between candidates ».

Pour madame Le Pennec et ses coauteurs, le constat est clair : les effets des débats télévisés sur les intentions de vote sont négligeables, les électeurs n'étant pas influençables par un seul moment de télévision, mais s'intéressant au contraire aux programmes et suivant l'actualité politique dans les mois précédant l'élection. Entretien.

Le Point : D'après vos recherches, les débats télévisés n'influencent pas les électeurs. Pourquoi avoir cherché à mesurer ça et comment y être parvenu ?

Caroline Le Pennec : La raison pour laquelle nous nous sommes intéressés au sujet avec mon collègue Vincent Pons, c'est que nous avons cette intuition que les débats télévisés sont des moments charnières d'une campagne électorale, où tout peut se jouer et qui va avoir un impact déterminant sur le choix des électeurs et des résultats finaux.

En fait, nous [...] Lire la suite

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