Publicité

L’avenir de l’Otan en préparation et en débat

Les 32 ministres des Affaires étrangères de l’Otan ont célébré, ce jeudi 4 avril au matin, le 75e anniversaire de la signature du traité de l’Atlantique Nord à Washington le 4 avril 1949. À l’époque, la confrontation avec l’URSS se manifestait par le blocus de Berlin et aujourd’hui cette logique d’affrontement avec la Russie est clairement de retour. Pour se préparer, l’Otan veut reprendre en main avant tout le soutien militaire direct à l’Ukraine, ce qui ne sera pas sans son lot d’écueils.

De notre correspondant à Bruxelles,

« Nous ne voulons pas que l’Otan devienne autre chose qu’une coalition défensive », voilà ce que martèle le ministre hongrois Peter Szijjarto. Malgré les appels répétés du secrétaire général de l’Otan au Premier ministre magyar Viktor Orban, la Hongrie s’arc-boute contre deux propositions majeures qui changeraient la posture de l’Otan face à la Russie.

Il y a d’une part un fonds de soutien dans la durée, proposé par le secrétaire général Jens Stoltenberg, fonds qui pourrait, selon lui, se monter sur cinq ans à 100 milliards de dollars ou d’euros, selon les versions différentes. Il y a ensuite l’idée de reprendre en main le groupe de contact pour le soutien à l’Ukraine, le groupe de Ramstein, cette coalition d’une cinquantaine de pays dirigée par les États-Unis ; c’est à la fois une volonté des alliés européens de renforcer la position de l’Otan face à Moscou et de se prémunir contre les errements de Donald Trump s’il revenait à la Maison Blanche.


Lire la suite sur RFI