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L’autrice de la saga Harry Potter, J.K. Rowling, défie la nouvelle loi écossaise contre les discriminations

Depuis ce lundi 1ᵉʳ avril, les propos incitant à la haine vis-à-vis des minorités raciales et sexuelles sont désormais passibles de sept ans de prison en Écosse. Certains, comme le patron de X, Elon Musk, dénoncent un musèlement de la liberté d’expression. L’autrice de la saga Harry Potter, l’Écossaise J.K. Rowling, qui milite depuis des années contre les droits des personnes transgenres, défie même la police de l’arrêter pour ses idées.

De notre correspondante à Londres, Émeline Vin

J.K. Rowling a publié une série de messages sur X, anciennement Twitter, avec des photos de femmes transgenres écossaises, plusieurs condamnées pour crimes sexuels avant leur transition, suivies d’activistes, en les genrant au féminin.

Ces tweets ont surpris dans la mesure où l’écrivaine prend régulièrement la parole pour affirmer ses idées transphobes. Pour elle, une femme possède un utérus et un homme un pénis, niant ainsi l’identité des personnes qui ne se reconnaissent pas dans le sexe qui leur a été assigné à la naissance.

Cette publication intervient le jour où l’Écosse renforce la criminalisation des propos incitant à la haine. Plus tard dans la journée, la créatrice de Harry Potter avoue, qu'il s'agissait d'un poisson d’avril : « bien évidemment que toutes ces personnes sont des hommes ». Elle ajoute #arrêtez-moi en défiance aux forces de l’ordre.

J. K. Rowling a reçu le soutien du Premier ministre britannique, Rishi Sunak, qui déclare : « personne ne doit être poursuivi pour avoir établi des faits biologiques ». Le gouvernement écossais a refusé d’indiquer si les propos pourraient être poursuivis.


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