L’Australie, continent où disparaissent le plus grand nombre d’espèces de mammifères

The Age

“La faune sauvage de plus en plus menacée d’extinction avec la crise climatique”, titre ce mardi 19 juillet The Age après la publication, très attendue, du rapport quinquennal sur l’état de l’environnement en Australie. Parmi les espèces animales désormais considérées comme en danger, c’est l’emblématique koala que le quotidien de Melbourne a choisi de mettre à sa une.

Il fait partie de ces “400 espèces de mammifères qu’on ne trouve qu’en Australie, avec les grands marsupiaux planeurs volant de cime en cime ou les ornithorynques, ovipares et venimeux”, écrit The Age. Or depuis 1788 et le début de la colonisation de cette île-continent, trente-neuf espèces de mammifères ont disparu. Des disparitions qui représentent à elles seules 38 % des extinctions de mammifères sur la planète. “L’Australie a perdu plus d’espèces de mammifères que n’importe quel autre continent”, souligne le rapport.

Il y a dix ans environ, le koala était inscrit sur la liste des espèces vulnérables. Aujourd’hui, il fait partie de celles en danger. Il y a six ans, le grand marsupial planeur était considéré comme une espèce vulnérable, il est désormais lui aussi en danger. Idem pour le cacatoès à tête rouge.

Plus de 7,7 millions d’hectares défrichés

Au total, précise The Age, depuis 2016 et la publication du précédent rapport sur l’état de l’environnement, dix-sept espèces de mammifères ont été ajoutées à la liste des espèces en danger ou ont été reclassées parmi celles en danger critique d’extinction. Dix-sept espèces d’oiseaux et dix-neuf de batraciens l’ont été également. Toujours sur cette période, ce sont plus de 200 espèces végétales et animales qui ont été ajoutées à la liste des espèces menacées. “Nous sommes face à une vague d’extinction aussi dramatique que la menace climatique”, commente Kelly O’Shanassy, à la tête de la Fondation australienne pour la conservation (ACF), interrogée par le journal.

Le défrichage constitue l’une des principales causes de ces extinctions. Entre 2000 et 2017, les humains se sont approprié plus de 7,7 millions d’hectares, réduisant d’autant l’habitat animal. Mais les conséquences du changement climatique pèsent lourd aussi dans ce bilan. “Le rapport fait état d’un environnement ravagé sur les cinq dernières années par la sécheresse, puis par les incendies aggravés par cette sécheresse”, écrit le journal expliquant que l’expression “impact cumulé” est récurrente dans le rapport. Pour rappel, en 2019-2020, plus de 8 millions d’hectares de végétation ont été détruits par les feux de brousse et de forêt, tandis que de 1 à 3 milliards d’animaux ont été déplacés ou ont péri.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles