L’attaque turque en Syrie suscite un concert international de réprobations

Agences, AFP, Reuters
/ Shamil Zhumatov/REUTERS

L’Union européenne a exigé mercredi l’arrêt de l’offensive initiée par Erdogan. Donald Trump juge que cette opération militaire était «une mauvaise idée».

France. «Je condamne l’opération unilatérale lancée par la Turquie en Syrie», a déclaré mercredi soir le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ajoutant: «Elle doit cesser». «Elle remet en cause les efforts sécuritaires et humanitaires de la coalition contre Daech et risque de porter atteinte à la sécurité des Européens», a ajouté dans un tweet sur son compte officiel le chef de la diplomatie française. «Le Conseil de sécurité» (des Nations Unies) est saisi», a-t-il conclu.


Nations unies. Le Conseil de sécurité de l’Onu doit se réunir d’urgence et à huis clos jeudi à la demande de ses membres européens (Belgique, France, Allemagne, Pologne et Royaume-Uni). Son président en exercice, l’ambassadeur sud-africain Jerry Matthews Matjila, a appelé la Turquie à «épargner les civils» et à «exercer un maximum de retenue».

Union européenne. «La Turquie doit cesser l’opération militaire en cours. Elle ne donnera pas de résultats. Et si le plan de la Turquie est la création d’une zone de sécurité, n’attendez pas de financement de l’Union européenne», a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui a exhorté à la «retenue».

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Otan. «Je compte sur la Turquie pour agir avec retenue et veiller à ce que les progrès que nous avons réalisés dans la lutte contre l’Etat islamique (ISIS) ne soient pas compromis», a commenté le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg. Il a dit avoir demandé à Ankara de «veiller à ce que toute action qu’elle pourrait entreprendre dans le nord de la Syrie soit proportionnée et mesurée».

États-Unis. «Ce matin, la Turquie, membre de l’Otan, a envahi la Syrie. Les Etats-Unis ne soutiennent pas cette attaque et ont clairement indiqué à la Turquie que cette opération était une (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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