L’attaque en Crimée «rentre vraiment dans la stratégie ukrainienne»

Des explosions ont fait, mardi 9 août, un mort et des blessés dans un dépôt de munitions sur le site d'un aérodrome militaire de la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée par la Russie en 2014. Si l'armée russe affirme qu'aucun tir ni bombardement ukrainien ne serait à l'origine de ces déflagrations, ce que confirme d’ailleurs Kiev, les spéculations vont bon train. Entretien avec l’ancien chef de la mission française auprès des Nations Unies, le général Dominique Trinquand.

RFI : Un accident peut-il provoquer de tels dégâts ?

Dominique Trinquand : Un accident peut naturellement provoquer de tels dégâts. Toutefois, ceci rentre vraiment dans la stratégie ukrainienne qui est de frapper dans la profondeur tous les éléments logistiques de la Russie, et en particulier les dépôts de munitions, les dépôts de carburant, et donc en Crimée, ça rentre parfaitement dans cette logique-là. Il faut se rappeler également que, lorsqu'il y a des frappes sur le territoire russe, et pour la Russie, la Crimée est considérée comme un territoire russe, les Ukrainiens ne revendiquent jamais ces attaques. Ensuite, il s'agit de savoir avec quels moyens a eu lieu cette attaque, mais ça, c'est un autre sujet.

Pourquoi l'Ukraine ne revendique pas ce genre d’attaque ? Est-ce parce que cela pourrait représenter un risque d'aggravation du conflit ?

Quels sont les enjeux autour de cette péninsule de la Crimée dans ce conflit, tant du côté russe que du côté ukrainien ?


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