L’artiste belge Jan Fabre condamné à dix-huit mois de prison avec sursis

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L’artiste belge Jan Fabre condamné à dix-huit mois de prison avec sursis
Photo / ELIANO IMPERATO / Controluce via AFP.
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Le ministère public avait requis trois ans de prison contre le célèbre chorégraphe, metteur en scène et plasticien Jan Fabre, accusé de violence, harcèlement, comportement sexuel inapproprié au sein de sa compagnie et attentat à la pudeur sur une personne. Le tribunal l’a condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, ce 29 avril, une partie des faits étant prescrits. Pour sa part, Fabre, qui n’était pas présent à l’audience, “a rejeté toutes les accusations, ses avocats avaient demandé son acquittement”, rapporte le média public flamand VRT.

En 2018, une vingtaine d’anciens collaborateurs et stagiaires de Jan Fabre – majoritairement des femmes – avaient cosigné une lettre ouverte dans laquelle ils faisaient état de pressions psychologiques, d’intimidations, d’abus de pouvoir et de comportements déplacés à caractère sexuel au sein de Troubleyn, la compagnie de Fabre. L’inspection du travail avait ouvert une enquête. Douze personnes s’étaient ensuite pourvues en justice.

L’artiste excentrique

Ce monstre sacré aujourd’hui âgé de 63 ans a toujours fait l’objet d’un “culte de la personnalité, observe Het Laatste Nieuws. Fabre n’est pas un homme ordinaire’, cela fait des décennies qu’il le fait valoir. En 2016, il disait d’ailleurs au Standaard : ‘Vivre avec moi est un enfer, je consume les gens.’ Et à l’époque tout le monde trouvait ça… normal. Ou plutôt : cela correspondait à l’image que nous nous faisions de l’artiste excentrique.” Ce n’est donc pas seulement l’image de Fabre qui a vacillé, mais la perception de l’artiste par la société et un certain climat d’omerta dans le monde du spectacle, dans le sillage du mouvement #MeToo.

“Les situations intolérables décrites en 2018 dans la lettre ouverte avaient déclenché une onde de choc dans le secteur de la danse”, se souvient De Standaard. Enfin, jusqu’à un certain point : “Beaucoup de gens n’étaient pas vraiment surpris, parce que cette histoire circulait depuis un moment. Mais le fait que, pour la première fois, on mette des mots sur ce qui se passait chez Fabre a eu un impact énorme”, confie un chorégraphe au journal.

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