L’Argentine prise à la gorge par le FMI

·1 min de lecture

Suspens à Buenos Aires. L’Argentine doit rembourser d’ici demain 2 milliards de dollars au FMI.

Les Argentins ont l’impression de s’ouvrir les veines. Ils paient la première traite du prêt accordé par le FMI en 2018, un prêt de 44 milliards de dollars, le plus important jamais consenti par l’institution financière. Depuis, la crise a rebondi, le covid l’a aggravée, les péronistes sont revenus au pouvoir… Ils rechignent à payer. Ils peinent à y arriver. Ils négocient depuis des mois. Finalement, ils devraient être ce soir au rendez-vous. Mais c’est la première traite d’une série de trois. La plus légère. L’an prochain, l’addition sera dix fois plus lourde. Et l’année d’après, encore un petit peu plus.

Personne ne voit comment le pays pourrait éponger cette dette.

Personne ne sait non plus comment imposer l’austérité à des Argentins de plus en plus pauvres. Il y a de quoi expliquer que les psy en ville, et Dieu sait s’il y a des psy-psychologues-psychiatres-et- psychanalystes à Buenos Aires, bref tous les réducteurs de têtes le confirment : l’angoisse taraude chacun. C’est normal : le traumatisme, c’est la répétition. Et le Ciel est déjà tombé sur la tête des Argentins.

C’est la crise de 2001. Il y a vingt ans pile, le pays s’est effondré.

Tous les Argentins savent ce qu’ils faisaient le 19 décembre 2001. Le reste du monde a les yeux rivés sur la chute des Talibans. Mais à Buenos Aires, l’Etat tente de sauver les banques de la faillite en gelant tous les comptes. Interdiction de ...


Lire la suite sur Europe1

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles