L’Argentine choquée et divisée après l’attentat raté contre Cristina Kirchner

MATIAS BAGLIETTO / REUTERS

Au lendemain de la tentative d’assassinat de Cristina Kirchner, des dizaines de milliers d’Argentins, sous le choc, ont manifesté vendredi 2 septembre dans plusieurs villes du pays. Notamment sur la Plaza de Mayo à Buenos Aires, où “des organisations politiques, syndicales et sociales, des artistes ainsi que de simples citoyens” se sont rassemblées pour “répudier l’attaque contre la vice-présidente” et “appeler à l’unité nationale”, écrit dans un texte très sobre et factuel le quotidien d’opposition Clarín.

La Nación détaille, dans une reconstitution interactive, ce qui s’est passé exactement la veille. Jeudi soir peu après 21 heures, selon des images filmées par des téléphones portables, un homme agissant apparemment seul “a pointé une arme de poing vers la tête de Cristina Kirchner alors qu’elle saluait les militants” dans son quartier de Recoleta, à Buenos Aires. Mais il n’est pas “parvenu à tirer sur son visage”, le coup de feu n’étant pas parti. “L’agresseur a ensuite été rapidement maîtrisé” et arrêté.

D’après un expert interrogé par le journal argentin Cronista, l’attentat a échoué car “si l’on prend l’image de l’arme qui circule dans les médias, on constate que le chargeur n’est pas complètement logé à l’intérieur de l’arme”. Aussi, explique ce dernier, “le tireur était convaincu qu’il allait pouvoir tirer, car il a fait le mouvement mécanique, mais la balle n’était pas chargée”.

Un “marginal” d’extrême droite qui avait “l’intention de tuer”

On en sait désormais plus sur le tireur. Nommé Fernando André Sabag Montiel, âgé de 35 ans, de nationalité brésilienne mais de mère argentine et de père chilien, il vit en Argentine depuis 1993. Il avait été arrêté en mars 2021 pour port d’arme blanche.

Selon un prénommé Mario qui s’est présenté à la télévision argentine comme son ami d’enfance, il serait un “marginal” perdu depuis la mort de sa mère, un “mythomane” dont la vie “a souvent été influencée par l’alcool”. Arborant un tatouage nazi, il inventait des histoires “pour se faire remarquer” mais avait bien “l’intention de tuer” la vice-présidente, selon ce témoignage rapporté par La Nación.

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