Dans l’Arctique, Canada et Danemark règlent le différend frontalier de “la guerre du whisky”

“Un différend territorial entre le Danemark et le Canada au sujet d’un rocher stérile et inhabité dans l’Arctique, qui a conduit à des décennies de frictions amicales, a pris fin”, a relaté ce 14 juin le Globe and Mail canadien.

Les ministres des Affaires étrangères canadienne et danois, Mélanie Joly et Jeppe Kofod, ont formellement signé à Ottawa l’accord pour séparer en deux l’île Hans, territoire de 1,3 kilomètre carré situé entre le Groenland, appartenant au Danemark, et l’île canadienne d’Ellesmere, dans l’Arctique. Comme l’indique la CBC,une frontière séparant les pays suivra une faille qui s’étend du nord au sud sur l’île”. La nouvelle démarcation, qui représentera la première frontière terrestre entre le Canada et l’Union européenne, “met un terme, écrit le National Post, à l’un des conflits frontaliers agressifs les plus passifs de l’histoire”, qui durait depuis quarante-neuf ans.

Dans l’Arctique, Canada et Danemark s’accordent pour partager l’île Hans.
Dans l’Arctique, Canada et Danemark s’accordent pour partager l’île Hans.

Au cours d’une “conférence de presse bon enfant”, décrit Le Journal de Québec, les deux ministres ont échangé des spiritueux “pour le tout dernier échange alcoolisé” au sujet de ce bout de terre. Une référence au surnom de “guerre du whisky” donné à ce conflit par la presse internationale.

La dispute concernant l’île Hans a débuté en 1973, se souvient le Globe and Mail, lorsque le Canada et le Danemark ont ​​tenté d’établir une frontière maritime à travers la voie navigable du détroit de Nares. “Mais ils n’ont pas pu se mettre d’accord sur le pays qui aurait la souveraineté sur l’île Hans, située à environ 1 100 kilomètres du pôle Nord”.

Dans les décennies qui ont suivi, rappelle la version danoise du site The Local, “Danois et Canadiens ont visité le rocher en hélicoptère pour le revendiquer, ce qui a entraîné des protestations diplomatiques, des campagnes en ligne et même un appel canadien au boycott des pâtisseries danoises”.

Drapeau et schnaps

Ces visites étaient pourtant peu belliqueuses, poursuit le site :

“Chaque camp plantait un drapeau et laissait derrière lui une bouteille de whisky ou de schnaps pour que l’autre puisse en profiter, ainsi que des notes comiques.”

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