L’Arabie saoudite augmente ses livraisons de pétrole à l’Europe au détriment de la Chine

Photo Fayez Nureldine / AFP.

“L’Europe compense le pétrole russe par le pétrole saoudien”, titre le quotidien saoudien Al-Riyadh en une. “L’Union européenne s’active […] pour se dégager graduellement du pétrole russe et se presse pour trouver d’autres fournisseurs”, indique le journal, qui laisse entendre qu’Aramco, le géant pétrolier saoudien, a fini par répondre favorablement aux appels à augmenter ses fournitures à l’Europe.

“Aramco a informé cinq raffineries en Asie du Nord, notamment en Chine, qu’elles recevront moins de pétrole en juillet que prévu contractuellement.”

Mais cette réduction des exportations vers la Chine n’obéit pas forcément à des considérations politiques, explique le journal anglophone saoudien ArabNews :

“En mai, la Chine avait augmenté ses importations de pétrole […], ce qui a abouti à d’importants stocks de brut. Or les raffineries ont dû ajuster leur planification à long terme pour répondre à une demande en baisse en avril et en mai en raison des confinements stricts dus au Covid.

La Chine continue toutefois d’acheter “du pétrole russe en grande quantité”, ajoute le site Middle East Online. Et cela malgré “son coût plus élevé” souligné par Al-Riyadh.

En revanche, d’autres pays asiatiques, davantage proaméricains, à savoir le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande et l’Inde, recevront les quantités de pétrole qu’ils ont demandées pour le mois de juillet, rapporte l’agence économique américaine Bloomberg.

L’annonce faite par Aramco intervient alors que les Saoudiens avaient déjà signalé une hausse de leur production. En effet, le 7 juin, le Financial Times avait rapporté que, après “des mois de pressions de la Maison-Blanche, Riyad a cédé et a donné son accord avec d’autres pays producteurs au sein de l’Opep+ d’accélérer la production”.

Cette hausse de l’offre est destinée à juguler les “niveaux historiques des prix du pétrole qui posent un problème politique pour le président américain, Joe Biden, à quelques mois des élections de mi-mandat, ajoutait le journal. Selon des analystes et un officiel impliqué dans la diplomatie, cet accord indique un dégel entre l’Arabie saoudite et l’administration Biden.”

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles