L’appel de Bertrand Piccard aux nouveaux députés

Quand le climat change, les lois doivent évoluer. Partant de ce constat, la fondation Solar Impulse a identifié 50 solutions, efficaces et rentables, qui n’auraient besoin que d’un coup de pouce législatif pour être immédiatement implantées. L’explorateur a choisi de s’adresser directement aux 577 membres de la nouvelle assemblée. Car « ce sont les lois qui font avancer l’écologie » nous explique-t-il.

Pourquoi avez-vous décidé d’interpeller les nouveaux députés à peine élus sur la question environnementale ?
Bertrand Piccard. Parce que des solutions existent mais qu'elles ne sont pas suffisamment utilisées. Alors qu’elles pourraient l’être. Et tout de suite ! Un des obstacles, c'est le cadre légal qui permet toujours de polluer. Il est trop souvent archaïque et pas aligné sur les évolutions technologiques. Durant la campagne électorale, deux grands thèmes ont été développé : le pouvoir d'achat et la protection de l'environnement. Certains pensent qu’ils sont en opposition. C’est faux. On ne peut résoudre l’un qu’en résolvant, l’autre. Si on protège l'environnement, on sera plus efficient. On économisera des ressources et on diminuera la consommation d'énergie. Cela coûtera moins cher et ça améliorera le pouvoir d'achat. C’est dans ce sens qu’à travers la Solar Impulse Foundation , nous proposons un changement législatif dans 50 domaines, qui pourrait pousser des sociétés françaises à se développer, à créer de l'emploi, à accéder au marché et à protéger l'environnement.

Lire aussi:Solar Impulse : l’aventure du siècle

Par exemple ?
Il existe un module à installer sur sa voiture, « Hydrogène injection system » coutant 600 euros environ, fabriqué par une société bordelaise, qui permet de diviser par deux les émissions polluantes. Et de réduire sa consommation de carburant de 25%. Or, l’installer ne présente à l’heure actuelle, aucun avantage. En cas de pic de pollution, on ne peut pas plus rouler qu’un véhicule qui n’en est pas équipé. En polluant 2 fois moins ! C’est absurde.

Autre exemple, l’éclairage publique. L’électricité nécessaire à ce service représente en France 37% de la facture électrique d’une(...)


Lire la suite sur Paris Match

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles