L'« appel des 50 » pour une décentralisalisation de la santé

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Outre la gestion des crises sanitaires, le nouveau modèle de santé doit prendre en compte la santé globale des individus, dont le soin ne représente que 20 % de celle-ci.
Outre la gestion des crises sanitaires, le nouveau modèle de santé doit prendre en compte la santé globale des individus, dont le soin ne représente que 20 % de celle-ci.

En pleine crise sanitaire, les questions de santé sont quasi absentes de la loi dite 4D ? différenciation, décentralisation, déconcentration, décomplexification ? présentée le 12 mai dernier en conseil des ministres. Elles le sont également de la campagne des élections régionales et départementales.

L'Institut Santé ? centre de recherche indépendant et apolitique dédié à la refonte de notre système de santé ? propose un programme de décentralisation de la santé qui apparaît de plus en plus comme incontournable dans un modèle de santé adapté aux nouveaux défis sanitaires.

Un gâchis humain, social et économique

La crise du Covid-19 a mis en évidence l'incapacité de l'État sanitaire à anticiper les événements et à prendre les bonnes décisions dans le bon espace de temps. Cela s'est vu aussi bien pour les masques, les tests, le traçage des cas contacts que pour les vaccins. La solution passe par une réforme interne de l'État pour le rendre plus efficient mais aussi par une redéfinition des périmètres de l'État en santé visant à le renforcer dans ses missions exclusives et à déléguer certaines compétences à d'autres instances, dont les collectivités territoriales.

Outre la gestion des crises sanitaires, le nouveau modèle de santé doit prendre en compte la santé globale des individus, dont le soin ne représente que 20 % de celle-ci. On sait aujourd'hui que 40 % de l'état de santé dépend des déterminants économiques et sociaux, 30 % des comportements individuels et 1 [...] Lire la suite