L'UE lance un ultimatum sur le Brexit, Boris Johnson botte en touche

Le HuffPost avec AFP
L’ultimatum européen a été immédiatement rejeté par Londres.  

ROYAUME-UNI - La fenêtre se resserre... Mais pas question de relâcher la pression.  Après la rencontre infructueuse entre Jean-Claude Juncker et Boris Johnson lundi,  L’Union européenne continue de mettre la pression sur le Premier ministre britannique. 

Ce jeudi 19 septembre au matin, le chef du gouvernement finlandais, Antti Rinne, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union Européenne, a averti que “le Royaume-Uni doit présenter une proposition écrite d’ici la fin du mois” de septembre, afin d’éviter un Brexit sans accord, un ultimatum aussitôt rejeté par Londres.

Les responsables de l’UE avaient déjà appelé Londres à ne “pas faire semblant de négocier” pour éviter un divorce brutal du Royaume-Uni avec l’UE, prévenant les eurosceptiques britanniques qu’ils devraient rendre des comptes à leurs concitoyens.

À la sortie d’un entretien avec Emmanuel Macron à Paris mercredi, Antti Rinne avait même déclaré, comme le relaie la BBC: “Si nous ne recevons aucune proposition d’ici fin septembre, alors c’est terminé”.

 L’ultimatum européen a été immédiatement rejeté par Londres.

“Nous présenterons des solutions écrites formelles quand nous serons prêts, et non en fonction d’une échéance artificielle”, a réagi un porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson devant la presse, ajoutant que des discussions détaillées avaient eu lieu ces dernières semaines. 

 Et “nous avons maintenant partagé sous forme écrite une série de documents de travail techniques confidentiels qui reflètent les idées que le Royaume-Uni a mises en avant”, a-t-il précisé.

Le porte-parole a souligné que Londres soumettrait ses propositions formelles “quand il sera clair que l’UE les étudiera dans un esprit constructif afin de remplacer le ‘backstop’”.

La clause du “backstop” (ou filet de sécurité), rejetée par le Premier ministre Boris Johnson, prévoit que le Royaume-Uni tout entier reste dans un “territoire douanier unique” avec l’UE, faute de meilleure solution à l’issue d’une période...

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