Dans l'objectif de Bill Akwa Bétotè, un reflet des nuits parisiennes afro

Falila Gbadamassi
Quelques-uns de ces clichés illustrent l'exposition Paris-Londres, Music Migrations (1962-1989). Bill Akwa Bétotè a fixé sur sa pellicule une partie de l'histoire musicale française en devenant le photographe des artistes africains, qui ont éclos dans le Paris des années 80, et de leurs fans.

Comme il le dit lui-même, ses photos marquent son "immersion dans un monde extraordinaire", celui "de gens passionnés qui créent des histoires, qui s’impliquent et pour qui on a du respect et dont on a envie de partager le travail".

Sur les pas des musiciens originaires d'Afrique subsaharienne, Bill Akwa Bétotè est l'un des photographes qui racontent les nuits parisiennes des années 80. "Quand j’ai commencé dans les années 76-77, se souvient-il, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup d’artistes qui n’avaient pas de photos, contrairement à ce qu'il se passe aujourd’hui."


La pellicule d'une "éclosion culturelle"

L'artiste camerounais y remédie très vite en leur tirant le portrait et en les mitraillant tant sur scène qu'en dehors. "En 1981, il y a eu l’arrivée de la gauche au pouvoir, avec un exceptionnel ministre, Jack Lang, qui a eu une politique de développement culturel qui permettait aux artistes de s’épanouir. Les musiciens que j’écoutais avaient de plus en plus la possibilité de s’exprimer à Paris. Il y a eu également une profusion de lieux où on pouvait les découvrir."

Cette "éclosion culturelle", dont Bill Akwa Bétotè est le témoin, est visible dans la bien nommée collection Paris 80 "Pulsations". Une vingtaine de clichés, issue de cette série, fait partie des documents (dont plus d'une cinquantaine de photos) réunis dans le cadre (...)

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