L’ancien monde n’a pas encore complètement disparu !

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Jacqueline de Ribes photographiée à Milan en mars 1961.
Jacqueline de Ribes photographiée à Milan en mars 1961.

Jacqueline de Ribes : la dernière reine de Paris

Jacqueline Bonnin de La Bonninière de Beaumont est née le 14 juillet 1929. Une date doublement symbolique quand on descend d'une des plus illustres et des plus anciennes familles aristocratiques de France. Et que l'on est l'héritière d'un des plus anciens groupes financiers et industriels dont les possessions s'étendent sur trois continents. Une telle lignée incite à l'oisiveté, à la futilité, à l'immobilité. Délaissée par un père occupé par ses affaires et ses maîtresses et par une mère sans instinct maternel, qui vit rapidement chez sa fille une concurrente dans sa vie mondaine ainsi que dans ses conquêtes amoureuses. Tôt mariée à Jean de Ribes, issu d'une famille plus austère et tout aussi illustre que la sienne, elle n'eut de cesse de mener une vie autonome, créative et tournée vers les arts. Élue à plusieurs reprises la femme la plus élégante du monde, elle fut des années 1950 aux années 1980 l'une des convives les plus recherchées par les organisateurs des fameux bals qui furent donnés aux quatre coins de l'Europe. Du palais Labia à Venise aux châteaux de Groussay et de Ferrière en région parisienne à l'hôtel Lambert sur l'île Saint-Louis, elle fut la reine de la fête. Nulle ne songeait à lui contester son titre. En 1983, elle fonda sa propre maison de couture. Valentino et Emanuel Ungaro y firent leurs premières armes, tandis qu'Yves Saint Laurent témoigna de son admiration. La presse du monde entier s [...] Lire la suite

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