"L’allongement du délai à 14 semaines serait une entrave à l’accès à l’IVG"

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Le Sénat se penche ce 20 janvier sur la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement. Le professeur Israël Nisand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens (CNGOF), juge plusieurs dispositions du texte déconnectées des réalités médicales et contraires à l’intérêt des femmes. Entretien.

La proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement du groupe écologie démocratie solidarité (EDS) est discutée ce 20 janvier au Sénat. Il prévoit d'allonger le délai légal d'accès à l'IVG de 12 à 14 semaines de grossesse. Le professeur Israël Nisand, gynécologue obstétricien aux hôpitaux universitaires de Strasbourg, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens (CNGOF), juge plusieurs dispositions du texte déconnectées des réalités médicales et contraires à l’intérêt des femmes.Marianne : Le rapport parlementaire sur lequel s’appuie la proposition de loi montre des disparités d’accès à l’IVG en France. Comment l’expliquez-vous ? Israël Nisand : Pendant des années, les services d'obstétrique ont subi des politiques d’optimisation de personnels et de moyens. Aujourd’hui, dans les hôpitaux universitaires de Strasbourg, il arrive que les sages-femmes soient obligées de gérer en moyenne quatre accouchements en même temps. Le personnel arbitre entre des césariennes, des prises en charge de cancer et des IVG. Comment voulez-vous qu’ils travaillent sereinement ? Avec le Covid-19, les conditions de travail se sont encore...

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