L’Allemagne et la France ont trahi l’Ukraine

La une de l’hebdomadaire conservateur polonais Wprost du 6 juin a déjà fait le tour du web. On y voit Olaf Scholz, le chancelier allemand, et Emmanuel Macron, le président français, se pencher sur le combiné d’un téléphone. Ils sont en conversation, à l’autre bout du fil, avec Vladimir Poutine, plongé dans un bain de sang.

L’édito l’affirme d’emblée : “L’UE continuera à financer la guerre russe en Ukraine. Sur le champ de bataille, l’égoïsme et l’hypocrisie sont toujours présents.” Il y est question de l’embargo adopté par l’UE le 30 mai, à l’arraché, avec pour objectif, pour les 27 pays membres, de réduire de 90 % leurs importations de pétrole russe d’ici la fin de l’année, en prévoyant une exception pour les ravitaillements via l’oléoduc Droujba, réclamée par Viktor Orbán, en Hongrie, notamment.

Wprost estime que ce sixième paquet de sanctions est un fiasco : “Le commerce du pétrole et du gaz est la principale source de revenus de la Russie et, en même temps, la principale source de financement de l’agression en Ukraine”, remarque l’édito, doutant que la décision finale, qui sera prise au prochain sommet de l’UE, n’aboutisse.

Pour l’hebdomadaire polonais, c’est “l’égoïsme et l’hypocrisie européens” qui ont fini par l’emporter : “Alors que l’armée de Zelensky mène une bataille décisive contre la Russie dans le Donbass, les capitales européennes s’inquiètent principalement du pourcentage de chute de leur PIB et du niveau de l’inflation”, poursuit le titre.

Dans un autre article, le général Waldemar Skrzypczak, commandant des forces terrestres polonaises de 2006 à 2009, fustige lui aussi le couple franco-allemand. “En 2014, l’Allemagne et la France ont humilié l’Ukraine pour la première fois. Maintenant, grâce aux mêmes pays, auxquels on ajoute la Hongrie, on se dirige vers le même résultat, une seconde fois”, affirme le haut gradé.

“L’armée ukrainienne, plus forte de jour en jour, sera probablement prête à combattre l’agresseur et en mesure de tenter de libérer les territoires perdus. Cependant, avec l’armée russe levant la tête de ses ruines, ce sera extrêmement difficile, voire impossible. On en reviendra donc à la situation d’avant-guerre, à la différence que le front sera beaucoup plus long”, pronostique-t-il.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles