L’Allemagne accepte de poser un bracelet électronique à ses fichés S

Libération.fr

Le Bundestag a adopté, jeudi, un texte permettant de suivre à la trace ceux qui sont suspectés de commettre des actes terroristes. Mais les experts doutent de son efficacité.

Il pèse 180 grammes, a la taille d’un téléphone portable et allie les techniques du smartphone et du GPS. Le bracelet électronique, qui se porte à la cheville, est présenté dans le débat public allemand comme un outil important de la lutte antiterroriste depuis l’attentat du marché de Noël de Berlin, en décembre. Le Bundestag a adopté, jeudi, le texte de loi présenté par le ministre de la Justice, le social-démocrate Heiko Maas, qui doit permettre d’étendre l’usage du bracelet électronique aux islamistes répertoriés, dont le nom figure sur l’équivalent allemand du fichier S.

De nombreux experts doutent pourtant de son efficacité. En Allemagne, 89 personnes (88 hommes et 1 femme), pour l’essentiel condamnées pour des crimes sexuels, portent à l’heure actuelle un bracelet électronique. La législation - en place depuis 2011 - est très stricte. La justice ne peut imposer le port d’un tel appareil, pour une durée maximale de cinq ans, qu’à une personne condamnée pour violence aggravée ou crime sexuel, ayant purgé sa peine mais considérée comme présentant un risque élevé de récidive. L’obligation est assortie d’un périmètre défini, que le prévenu ne peut quitter ou dont il n’a au contraire pas le droit de s’approcher.

Alarme

Deux écrans de télévision dans une villa de Bad-Vilbel, dans la banlieue de Francfort, permettent de suivre pas à pas les individus concernés. C’est là qu’est installé le QG du GUL (le poste d’observation électronique commun aux seize Länder allemands). Quinze fonctionnaires y travaillent, alertés dès qu’un prévenu s’approche à moins de 2 mètres de la limite à ne pas franchir. Leur tâche consiste alors à informer le prévenu par téléphone qu’un fourgon de police surgira s’il ne s’éloigne pas immédiatement. L’alarme se met rarement en route. L’essentiel des interventions concerne (...)

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