L’Algérie n’est plus un modèle pour la diplomatie africaine 60 ans après son indépendance

© Antti Aimo-Koivisto / Lehtikuva / AFP

L'Algérie célèbre mardi le 60e anniversaire de son indépendance, obtenue le 5 juillet 1962 après 132 ans de colonisation et plus de 7 ans de guerre contre la France et approuvée à plus de 99 % des voix lors d'un référendum d'auto-détermination. Alors que l’Algérie était une référence diplomatique pour certains pays africains au moment de son indépendance, le pays a perdu beaucoup de son aura sur la scène du continent et de la région.

L'Algérie a perdu l'aura dont elle disposait sur le continent africain au lendemain de son indépendance, Forte du prestige de sa guerre de libération nationale. Depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdelmadjid Tebboune, en décembre 2019, Alger tente de se refaire une place sur le devant de la scène diplomatique africaine et régionale, en s'impliquant par exemple dans le dossier libyen.

La voix de l'Algérie était devenue quasiment inaudible depuis 2013 et l'accident vasculaire cérébral de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, resté 20 ans à la tête du pays. Mais également en raison de crises internes qui ont entrainé un repli du pays.

Pour Brahim Oumansour, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste du Maghreb, l'Algérie a certes reculé, mais elle reste un acteur influent au sein de l'Union africaine. Elle conserve ainsi des liens forts avec certains pays comme l'Afrique du Sud, bien qu’elle soit confrontée à la concurrence de son voisin marocain, avec qui les relations diplomatiques sont rompues depuis aout dernier : le Maroc mène désormais une diplomatie active, notamment sur le dossier du Sahara occidental.

L'Algérie reste toutefois un partenaire important, que ce soit sur le continent Africain, dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme.

Si la politique étrangère d’Alger a beaucoup changé depuis son indépendance, les bonnes relations avec Moscou sont une constante, estime le chercheur en géopolitique Adlène Mohammedi, spécialiste de la politique arabe de la Russie. Et cela même si Alger cherche aujourd’hui à ménager ses autres partenaires internationaux.

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