L’Albanie accuse l’Iran de cyberattaque et rompt ses relations diplomatiques avec Téhéran

L'Albanie a rompu, ce mercredi 7 septembre, ses relations avec l'Iran, accusé d'avoir perpétré durant l'été des cyberattaques massives. Washington a promis que l'Iran aura à rendre des comptes pour avoir ciblé son allié balkanique au sein de l'Otan.

Le Premier ministre albanais Edi Rama a annoncé dans un communiqué que « le conseil des ministres avait décidé la rupture des relations diplomatiques avec la République islamique d'Iran avec effet immédiat ». L'ambassade d'Iran à Tirana a reçu une notification officielle exigeant que l'ensemble de son personnel diplomatique, technique, administratif et de sécurité quitte le territoire sous 24 heures.

Edi Rama a accusé l'Iran d'avoir été à l'origine d'une « cyberattaque lourde contre les infrastructures numériques du gouvernement albanais visant à les détruire », le 15 juillet dernier. « Une enquête approfondie nous a fourni la preuve indiscutable » que celle-ci avait été « orchestrée et sponsorisée » par Téhéran, ajoute-t-il.

« L'attaque en question a échoué », a-t-il dit. « Les dégâts peuvent être considérés comme minimes au regard des buts de l'agresseur. Tous les systèmes sont redevenus entièrement opérationnels et il n'y a pas eu d'effacement irréversible de données ».

Refuge d'opposants iraniens

Depuis 2013, l'Albanie accueille sur son sol, à la demande de Washington et de l'ONU, des membres de l'Organisation des moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI), mouvement en exil interdit en Iran et opposants farouches au régime iranien.


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