L’AIEA n’a pas trouvé des traces de “bombe sale” en Ukraine

PHOTO EDUARDO MUNOZ/REUTERS

RAS : après quatre jours d’enquête sur place, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a affirmé jeudi 3 novembre n’avoir décelé “aucun signe d’activités nucléaires non déclarées” en Ukraine, balayant ainsi les accusations russes affirmant que Kiev s’apprêtait à utiliser une “bombe sale” sur le théâtre des opérations militaires.

“Au cours des derniers jours, les inspecteurs ont pu réaliser toutes les activités que l’AIEA avait prévu de mener et ont eu un accès sans entraves aux sites. Sur la base de l’évaluation des résultats disponibles à ce jour et des informations fournies par l’Ukraine, l’Agence n’a trouvé aucune indication d’activités et de matières nucléaires non déclarées sur les sites”, affirme l’AIEA dans un communiqué posté sur son compte Twitter.

Une conclusion “évidente” pour le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a longuement commenté cette enquête dans son adresse quotidienne, le 3 novembre au soir. “Nous avons donné toute liberté d’action à la mission d’inspection de l’AIEA, qui a pu visiter toutes les installations que les représentants russes ont mentionnées lorsqu’ils ont raconté leurs fantasmes sur la soi-disant ‘bombe sale’”, a-t-il dit, cité par le quotidien RBK-Ukraine.

“La seule chose sale dans notre région, en ce moment, ce sont les têtes de ceux qui, à Moscou, ont malheureusement pris le contrôle de l’État russe et terrorisent l’Ukraine et le monde entier.”

Le site de Radio Svoboda, section russe de Radio Free Europe / Radio Liberty, précise que les inspecteurs de l’AIEA ont pu se rendre précisément dans les trois lieux pointés du doigt par Moscou et où les préparatifs d’une “bombe sale” iraient bon train, selon les militaires russes. À savoir l’Institut de recherche nucléaire de Kiev, une usine d’exploitation minière de Jovti Vody et une usine à Dnipro. Ils ont également pu prélever des échantillons environnementaux : “Une mesure de garantie couramment utilisée avec des techniques d’analyse ultrasensibles qui peuvent fournir des informations sur les activités passées et actuelles liées à la manipulation de matières nucléaires”, selon l’AIEA, qui s’engage à communiquer le résultat de ces analyses dans les plus brefs délais.

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