L’agriculture urbaine est plus productive que celle des champs !

Tom GRIMBERT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Les tomates, laitues, pommes de terre cultivées dans les villes du monde entier ont un rendement supérieur à celles des campagnes, révèle la première étude scientifique s’intéressant sérieusement à la productivité de l’agriculture urbaine.

Friches transformées en jardins par des associations citoyennes, fermes verticales, aquaponie, cultures sous serres ou sous éclairage artificiel : l’agriculture urbaine utilise une multitude de techniques, des plus rudimentaires au plus sophistiquées. Mais que produit-elle réellement ? C’est la question que s’est posée une équipe de l’université de Lancaster (Royaume-Uni). "Malgré sa popularité grandissante, il y a encore beaucoup à apprendre sur l’agriculture urbaine, comme par exemple si les rendements sont similaires à l’agriculture conventionnelle, ou bien même quels types de culture sont les plus répandus", présente Florian Payen, chercheur en environnement et principal auteur de .

Les chercheurs ont dépouillé 200 études menées dans 53 pays sur tout type d’agriculture urbaine. Les fermiers des villes utilisent en effet des lieux très différents et l’article distingue bien la mise en culture de sols libres et l’utilisation d’espaces "gris" comme les façades des immeubles, les parkings abandonnés, les toits, les friches industrielles reconverties, etc. L’équipe a ensuite cherché à savoir ce qui était réellement cultivé. Si la laitue est partout présente, la production est malgré tout très diversifiée, des tomates à la pomme de terre en passant par les choux, brocolis, concombres, arbres fruitiers et cucurbitacées. Avec pour chacun son environnement propre : les choux, salades et brocolis sont ainsi parfaitement adaptés à la production en surfaces verticales.

Les bilans en consommation d'énergie restent à faire

Pour les chercheurs, "il y a peu de différence entre les rendements en intérieur et en extérieur mais il y a de grands écarts selon que les cultures sont adaptées aux différentes techniques de culture en intérieur". Ainsi, la tomate et la laitue sont parfaitement adaptées à l’hydroponie, ce qui est moins le cas de la pomme de terre, par exemple, et est totalement impossible pour le blé ou les arbres fruitiers. Les techniques très sophistiquées comme l’hydro[...]

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