L’Afrique en force au Festival de Cannes

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Âgé d'à peine cinquante ans, le cinéaste marocain Nabil Ayouch affiche une sérieuse filmographie. 
Âgé d'à peine cinquante ans, le cinéaste marocain Nabil Ayouch affiche une sérieuse filmographie.

Qui succédera à Chronique des années de braise de Mohammed Lakhdar-Hamina ? En 1975, le cinéaste algérien obtenait une palme d'or très politique pour une fresque de trois heures consacrées aux cinq années qui précédèrent le déclenchement de la guerre d'Algérie. Depuis, aucun cinéaste africain n'a obtenu le précieux trophée. En juillet, quatre films venus du continent ont été sélectionnés, dont deux en compétition. Tour d'horizon d'une sélection cannoise qui a résonné jusqu'aux faubourgs d'Abéché, du Caire, de Rabat ou Tunis. Thierry Frémaux, le délégué général de l'institution, a égrené les noms des vingt-quatre réalisateurs qui batailleront pour obtenir la Palme d'or. Parmi eux : le Marocain Nabil Ayouch et le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun.

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Maroc : la consécration pour Nabil Ayouch

Âgé d'à peine cinquante ans, le cinéaste affiche une sérieuse filmographie. Il a le don pour s'emparer de sujets qui alpaguent la société marocaine : terrorisme (Les Chevaux deDieu), bidonville (Ali Zaoua, prince de la rue), prostitution à Marrakech (Much Loved)? Ce dernier avait provoqué un tsunami de scandales et de menaces, contraignant son actrice principale, Loubna Abidar, à se réfugier en France.

« Much loved » de Nabil Ayouch, sorti en 2015, avait provoqué un tsunami de scandales et de menaces. © LES FILMS DU NOUVEAU MONDE / Collection ChristopheL via AFP

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2015, M [...] Lire la suite

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