L’Afrique devrait bénéficier plus amplement du Fonds vert pour le climat, abondé à hauteur de 8,8 milliards d'euros

Michel Lachkar

Le retrait américain décidé par Donald Trump laissait craindre le pire, mais les 24 pays donateurs du Fonds vert pour le climat (FVC), réunis le 25 octobre 2019 à Paris, ont réussi à recharger l’enveloppe initiale de 8,8 milliards d’euros. Un désengagement américain compensé par une hausse des contributions de 13 pays donateurs, dont la France qui a doublé la sienne à 1,5 milliard d’euros. Le Japon reste le premier contributeur historique, avec 3 milliards de dollars d’apports cumulés depuis la création du fonds fin 2011.

Ce Fonds vert climat est le mécanisme financier de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. En février 2016, il avait levé 10,2 milliards de dollars de capitaux pour financer des projets d’adaptation et d’atténuation du changement climatique dans les pays en développement. Une première enveloppe qui avait essentiellement bénéficié à l'Asie et à l'Amérique latine.

Le continent africain ne parvient à mobiliser autant que les autres régions du monde les financements de ce FVC. Des pays africains pas toujours en capacité de monter des dossiers documentés techniquement et financièrement. Mais les choses s'accélèrent depuis mars 2016, depuis que la Banque africaine de développement (BAD) a été accréditée pour puiser dans ce fonds. La BAD s'est également (...)

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