L’Afghanistan bombardé façon Trump

Libération.fr

L’armée américaine a largué sur l’EI une munition massive, destinée à rappeler sa force de frappe plus qu’à obtenir un succès tactique.

A

ucun superlatif n’est de trop pour définir la bombe larguée jeudi, à grand renfort de propagande, par un avion de l’armée américaine sur une base souterraine de l’Etat islamique en Afghanistan. Neuf mètres de long, un mètre de diamètre et une puissance équivalente à onze tonnes de TNT, la GBU-43/B est la munition la plus puissante de l’arsenal américain, hors armes nucléaires.

Elle a été développée pendant la guerre en Irak, à partir de 2002, par la compagnie de défense américaine Dynetics, basée dans l’Alabama, en partenariat avec le laboratoire de recherche de l’armée de l’air américaine. Selon l’US Air Force, le dernier test de la bombe, en 2003, avait provoqué un panache de poussière et de fumées visible à plus de 32 kilomètres.

Fortes tensions

C’est la première fois que cette arme est utilisée dans un conflit. L’armée de l’air américaine a indiqué que la cible était un complexe de tunnels et de grottes dans le district d’Achin, dans la province de Nangarhar, un fief de l’Etat islamique (EI) à la frontière avec le Pakistan. C’est une zone montagneuse, inaccessible pour les forces afghanes, au nord des grottes de Tora Bora où le chef d’Al-Qaeda Oussama ben Laden s’était réfugié pour échapper aux Américains au début des années 2000. L’attaque aurait tué 36 militants suspectés d’être affiliés à l’EI sans faire de victime civile, selon les déclarations des autorités américaines et afghanes. Une information démentie par l’organisation jihadiste, qui réfute toute perte.

Le général John Nicholson, commandant les forces américaines en Afghanistan, a estimé que cette bombe était «la bonne munition» pour venir à bout des bunkers et tunnels de plus en plus utilisés par les jihadistes. «Elle explose juste avant de toucher le sol, explique Hans Kristensen, spécialisé dans la surveillance de l’arsenal militaire des Etats-Unis à la Fédération (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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